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Un peu de poèsie, de rêve, d'évasion grâce aux mots...
 

Best of VM

Un lien 'poésie' qui jouxte un lien 'partenariat' et surnage au milieu d'un fatras de caméscopes et de vieilles voitures ;-) ... C'est de la provoc ?
Pas du tout ! Nous pensons que VIVRE MALIN c'est bien, mais qu'un monde sans poésie ne sera jamais tout à fait malin. Pour cette raison, et un peu pour nous faire plaisir aussi, nous vous proposerons chaque lundi un clin d'oeil poétique, texte, dessin ou autre... Histoire  de bien commencer la semaine ! Si vous le voulez bien, avec nous, pour une seconde.... VIVEZ POETE ;-)) ...Et bien entendu, vos contributions sont les bienvenues :-)

Poème du lundi 8 mars: Découverte de l'évidence Odilon-Jean Périer

La vie est simple. Je dis
Que nous ignorons sa grâce,
Masque transparent, visage
Ridicule, tu souris.

Toi, frère des champs, merci :
La vie est à ton image.
Parle donc, pour être un sage.
Soyons plus forts que l'ennui.

J'enferme les vieilles Muses,
Car ces filles ont des ruses
Terribles et sans beauté.

Vite en cage ! - Moi, j'existe
Et je vois avec fierté
Qu'on ne saurait être triste

Aux jardins que j'ai plantés.

Poème du lundi premier mars: BASTRINGUE D’AILLEURS

Le quotidien qui nous attache,
Prison sans murs qui freine nos rêves,
Peut se dissoudre comme une tâche
Dans la lessive de phrases brèves…

Juste des mots, écrits ou lus
Pour tordre enfin ces pauvres rails
Que nous suivons l’âme dévêtue
Jusqu’au moment où cesse le bail…

Juste l’esprit, sans aucun zinc
Pour s’envoler, pour s’évader
Vers le pays de la bourlingue
Où la folie vient parader…

Juste l’envie de crier « Non »,
Rejoindre Charles, briser l’horloge,
Avoir le vent comme compagnon,
Et les nuages comme unique toge.

Juste cela au creux du coeur,
Pour des secondes extraire l’or,
Pour visiter tous ces « ailleurs »
Où sont cachés tant de trésors.

Le pays fou de la bourlingue,
On le parcoure sans mouvement,
Dans le fouillis d’un vieux bastringue
Formés de mots qui rendent VIVANT !

Poème du lundi 23 février: Les papillons, de Gérard de NERVAL

De toutes les belles choses
Qui nous manquent en hiver,
Qu'aimez-vous mieux ? - Moi, les roses ;
- Moi, l'aspect d'un beau pré vert ;
- Moi, la moisson blondissante,
Chevelure des sillons ;
- Moi, le rossignol qui chante ;
- Et moi, les beaux papillons !

Le papillon, fleur sans tige,
Qui voltige,
Que l'on cueille en un réseau ;
Dans la nature infinie,
Harmonie
Entre la plante et l'oiseau !...

Quand revient l'été superbe,
Je m'en vais au bois tout seul :
Je m'étends dans la grande herbe,
Perdu dans ce vert linceul.
Sur ma tête renversée,
Là, chacun d'eux à son tour,
Passe comme une pensée
De poésie ou d'amour !

Voici le papillon "faune",
Noir et jaune ;
Voici le "mars" azuré,
Agitant des étincelles
Sur ses ailes
D'un velours riche et moiré.

Voici le "vulcain" rapide,
Qui vole comme un oiseau :
Son aile noire et splendide
Porte un grand ruban ponceau.
Dieux ! le "soufré", dans l'espace,
Comme un éclair a relui...
Mais le joyeux "nacré" passe,
Et je ne vois plus que lui !

II

Comme un éventail de soie,
Il déploie
Son manteau semé d'argent ;
Et sa robe bigarrée
Est dorée
D'un or verdâtre et changeant.

Voici le "machaon-zèbre",
De fauve et de noir rayé ;
Le "deuil", en habit funèbre,
Et le "miroir" bleu strié ;
Voici l'"argus", feuille-morte,
Le "morio", le "grand-bleu",
Et le "paon-de-jour" qui porte
Sur chaque aile un oeil de feu !

Mais le soir brunit nos plaines ;
Les "phalènes"
Prennent leur essor bruyant,
Et les "sphinx" aux couleurs sombres,
Dans les ombres
Voltigent en tournoyant.

C'est le "grand-paon" à l'oeil rose
Dessiné sur un fond gris,
Qui ne vole qu'à nuit close,
Comme les chauves-souris ;
Le "bombice" du troëne,
Rayé de jaune et de vent,
Et le "papillon du chêne"
Qui ne meurt pas en hiver !...

Voici le "sphinx" à la tête
De squelette,
Peinte en blanc sur un fond noir,
Que le villageois redoute,
Sur sa route,
De voir voltiger le soir.

Je hais aussi les "phalènes",
Sombres hôtes de la nuit,
Qui voltigent dans nos plaines
De sept heures à minuit ;
Mais vous, papillons que j'aime,
Légers papillons de jour,
Tout en vous est un emblème
De poésie et d'amour !

III

Malheur, papillons que j'aime,
Doux emblème,
A vous pour votre beauté !...
Un doigt, de votre corsage,
Au passage,
Froisse, hélas ! le velouté !...

Une toute jeune fille
Au coeur tendre, au doux souris,
Perçant vos coeurs d'une aiguille,
Vous contemple, l'oeil surpris :
Et vos pattes sont coupées
Par l'ongle blanc qui les mord,
Et vos antennes crispées
Dans les douleurs de la mort !...

Poème du lundi 16 février: Pendant que le marin..., de Victor Hugo

Pendant que le marin, qui calcule et qui doute
Demande son chemin aux constellations ;
Pendant que le berger, l'oeil plein de visions,
Cherche au milieu des bois son étoile et sa route ;
Pendant que l'astronome, inondé de rayons,

Pèse un globe à travers des millions de lieues,
Moi, je cherche autre chose en ce ciel vaste et pur.
Mais que ce saphir sombre est un abîme obscur !
On ne peut distinguer, la nuit, les robes bleues
Des anges frissonnants qui glissent dans l'azur.

Poème du lundi 9 février: Sonnet romantique, de Jean Richepin

Autrefois elle était fière, la belle Ida.
De sa gorge de lune et de son teint de rose.
Ce gongoriste fou, le marquis de Monrose,
Surnommait ses cheveux les jardins d'Armida.

Mais le corbeau du temps de son bec la rida.
N'importe ! Elle sourit à sou miroir morose,
Appelant sa pâleur de morte une chlorose,
Et son coeur est plus chaud qu'une olla-podrida.

O folle, c'est en vain que tu comptes tes piastres.
Tes yeux sont des lampions et ne sont plus des astres.
Tu n'achèteras pas même un baiser de gueux.

Pourtant si ton désir frénétique se cabre,
S'il te faut à tout prix un cavalier fougueux,
Tu pourras le trouver à la danse macabre.


Poème du lundi 2 février: Tu te moques, jeune ribaude (Pierre de Ronsard)


Tu te moques, jeune ribaude :
Si j'avais la tête aussi chaude
Que tu es chaude sous ta cotte,
Je n'aurais besoin de calotte,
Non plus qu'à ton ventre il ne faut
De pelisson, tant il est chaud.

Tous les charbons ardents
Allument là-dedans
Le plus chaud de leur braise ;
Un feu couvert en sort,
Plus fumeux et plus fort
Que l'air d'une fournaise.

J'ai la tête froide et gelée,
D'avoir ma cervelle écoulée
A ce limonier, par l'espace
De quatre ans, sans m'en savoir grâce,
Et lui voulant vaincre le cul,
Moi-même je me suis vaincu.

Ainsi, le fol sapeur
Au fondement trompeur
D'un Boulevard s'arrête,
Quand le faix, tout soudain
Ebranlé de sa main,
Lui écrase la tête.

Poème du lundi 26 janvier: Le coucher d'un petit garçon (Marceline DESBORDES-VALMORE)

Couchez-vous, petit Paul ! Il pleut. C'est nuit : c'est l'heure.
Les loups sont au rempart. Le chien vient d'aboyer.
La cloche a dit : "Dormez !" et l'ange gardien pleure,
Quand les enfants si tard font du bruit au foyer.

"Je ne veux pas toujours aller dormir ; et j'aime
A faire étinceler mon sabre au feu du soir ;
Et je tuerai les loups ! Je les tuerai moi-même !"
Et le petit méchant, tout nu ! vint se rasseoir.

Où sommes-nous ? mon Dieu ! donnez-nous patience ;
Et surtout soyez Dieu ! Soyez lent à punir :
L'âme qui vient d'éclore a si peu de science !
Attendez sa raison, mon Dieu ! dans l'avenir.

L'oiseau qui brise l'oeuf est moins près de la terre,
Il vous obéit mieux : au coucher du soleil,
Un par un descendus dans l'arbre solitaire,
Sous le rideau qui tremble ils plongent leur sommeil.

Au colombier fermé nul pigeon ne roucoule ;
Sous le cygne endormi l'eau du lac bleu s'écoule,
Paul ! trois fois la couveuse a compté ses enfants ;
Son aile les enferme ; et moi, je vous défends !

La lune qui s'enfuit, toute pâle et fâchée,
Dit : "Quel est cet enfant qui ne dort pas encor ?"
Sous son lit de nuage elle est déjà couchée ;
Au fond d'un cercle noir la voilà qui s'endort.

Le petit mendiant, perdu seul à cette heure,
Rôdant avec ses pieds las et froids, doux martyrs !
Dans la rue isolée où sa misère pleure,
Mon Dieu ! qu'il aimerait un lit pour s'y blottir !"

Et Paul, qui regardait encore sa belle épée,
Se coucha doucement en pliant ses habits :
Et sa mère bientôt ne fut plus occupée
Qu'à baiser ses yeux clos par un ange assoupis !

Poème du lundi 19 janvier: Eclaircie (René-François SULLY PRUDHOMME)

Quand on est sous l'enchantement
D'une faveur d'amour nouvelle,
On s'en défendrait vainement,
Tout le révèle :

Comme fuit l'or entre les doigts,
Le trop-plein de bonheur qu'on sème,
Par le regard, le pas, la voix,
Crie : elle m'aime !
Quelque chose d'aérien
Allège et soulève la vie,
Plus rien ne fait peine, et plus rien
Ne fait envie :
Les choses ont des airs contents,
On marche au hasard, l'âme en joie,
Et le visage en même temps
Rit et larmoie ;
On s'oublie, aux yeux étonnés
Des enfants et des philosophes,
En grands gestes désordonnés,
En apostrophes !
La vie est bonne, on la bénit,
On rend justice à la nature !
Jusqu'au rêve de faire un nid
L'on s'aventure...

Poème du lundi 12 janvier: Stances (Alexandre POUCHKINE)

Avez-vous vu la tendre rose,
L'aimable fille d'un beau jour,
Quand au printemps à peine éclose,
Elle est l'image de l'amour ?

Telle à nos yeux, plus belle encore,
Parut Eudoxie aujourd'hui :
Plus d'un printemps la vit éclore,
Charmante et jeune comme lui.

Mais, hélas ! les vents, les tempêtes
Ces fougueux enfants de l'hiver,
Bientôt vont gronder sur nos têtes,
Enchaîner l'eau, la terre et l'air.

Et plus de fleurs et plus de rose,
L'aimable fille des amours
Tombe fanée, à peine éclose :
Il a fui, le temps des beaux jours !

Eudoxie, aimez ! Le temps presse ;
Profitez de vos jours heureux
Est-ce dans la froide vieillesse
Que de l'amour on sent les feux !

Poème du lundi 5 janvier:  Petite soeur  (Abe Haibay)

C’était il y a longtemps, quand les Beatles chantaient.
En marche vers leurs futurs, nouvelle génération,
Comme leurs prédécesseurs des enfants regardaient
D’une bouille étonnée ce monde presque rond.

J’étais l’un de ceux là, faisant mes premiers pas
Dans une petite chambre au fond d’une courte impasse.
Je ne me souviens pas de tous ces moments là,
Ils se sont envolés avec la vie qui passe.

Mes souvenirs d’enfance se conjuguent tous à deux,
Je ne me souviens pas de quand t’étais pas là…
Paraît qu’il faut grandir, laisser tomber les jeux
Mais personne ne le fait, les "grands" n’existent pas.

Il n’y a que des enfants... Même enfouis, même cachés,
Ce sont eux qui conduisent sans que nous le sachions.
Nos forces et nos faiblesses nous viennent du passé,
De ces moments furtifs où nous nous construisons.

Ils nous tiennent à bout de bras, ces enfants que nous fûmes
Si jamais ils chancellent c’est nous qui oscillons,
Mais s’ils gambadent gaiement, il n’existe aucune brume
Qui puisse voiler l’bonheur de nos vies papillons.

Mon enfance est pétrie de mille petits secrets,
De tous ces jeux à deux que nous imaginions,
De bonbons très précieux au fond de boites cachées,
Elle est pétrie de toi, elle fait mes fondations.

Je ne me souviens pas de quand t’étais pas là,
Mes souvenirs d’enfance se conjuguent tous à deux,
Ils sont toujours vivants, ils habitent tous en moi
Dans ce ptit bout de cœur où vivent tant d’jours heureux.

Et encore aujourd’hui, quand j’entends mon prénom
Dans un coin invisible raisonne ton écho,
La vibration très douce d’une chambre, d’une maison,
De racines communes qui furent notre terreau.

Mes souvenirs d’enfance se conjuguent tous à deux,
Je ne me souviens pas de quand t’étais pas là…
Il se peut que parfois les enfants nous trouvent vieux.
Faut qu'ils regardent mieux, car ce n'est pas le cas !

Tu le sais bien ma sœur, ton regard qui se marre,
Tes émotions parfois… Quelque part t’as quinze ans...
Un clin d'oeil du soleil et ton cyclo démarre,
Le temps qu'un cil s'abaisse, j'te r'trouve au firmament !

Mes souvenirs d’enfance se conjuguent tous à deux,
Je ne me souviens pas de quand t’étais pas là…
C’est parce que petite sœur, tu l’as toujours été !

***

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